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Les dons sont essentiels pour permettre à nos chercheurs de repousser les limites et d’accélérer les travaux de recherche contre le cancer. Notre volonté est aussi d’offrir des conditions d’accueil optimales aux patients suivis au Centre Eugène Marquis. Nous avons un objectif : garder une longueur d’avance dans la lutte contre le cancer.

En 2018, grâce à votre générosité nous avons pu :

  • Acheter des casques réfrigérés pour limiter la perte des cheveux,
  • Continuer de proposer une navette gratuite 100% électrique pour les trajets des patients lors de leur venue au Centre Eugène Marquis en partenariat avec le CHU,
  • Soutenir de jeunes chercheurs en formation au Centre par l’attribution d’une bourse d’étude pour accompagner leur projet de recherche,
  • Acheter un Automate PCR pour le département de biologie accrédité COFRAC depuis 2003,
  • Continuer de proposer aux patients des soins de support et des ateliers gratuits,
  • Proposer aux patients des tee-shirts adaptés aux soins de chimiothérapie,
  • Proposer des outils pédagogiques aux enfants passant un examen de médecine nucléaire.

 

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De dons collectés en 2018

Projets de recherches financés grâce à votre générosité

  • Rôle des gênes Fas et FasL dans les cancers du sein triples négatifs (TN)
    Rôle des gênes Fas et FasL dans les cancers du sein triples négatifs (TN)

    Cette étude est dirigée par Patrick Legembre, co-directeur de l’Unité INSERM COSS U1242 installée au Centre Eugène Marquis. L’équipe comprend des scientifiques et des cliniciens du CEM dont le Dr Florence Godey et le Dr Thibault De La Motte Rouge.
    L’équipe de recherche étudie le rôle de Fas et FasL dans les cancers du sein triples négatifs (TN).

    Les recherches montrent que le FasL est augmenté dans le sérum des patientes TN qui rechutent dans les 5 ans car ce ligand induit un signal de migration promouvant l’invasion des cellules tumorales.
    Ce groupe a développé des molécules thérapeutiques inhibant ce signal Fas et les teste actuellement dans les cancers du sein et dans le lupus avec la création d’une compagnie pour accompagner vers les phases cliniques ces molécules (APOFAS-biotech).

  • Mieux comprendre les glioblastomes pour mieux les prendre en charge et les traiter.
    Mieux comprendre les glioblastomes pour mieux les prendre en charge et les traiter.

    L’équipe « Homéostase protéique et cancer » (PROSAC) de l’Unité Inserm U1242 « Chemistry, Oncogenesis, Stress Signaling » (COSS) est localisée dans le Centre Eugène Marquis. Cette équipe, dirigée par Eric CHEVET, co-directeur de l’Unité INSERM COSS U1242, cherche en premier lieu à mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires à l’origine d’une tumeur primaire du cerveau très agressive, le glioblastome.

    En particulier, l’équipe PROSAC focalise son attention sur un compartiment intracellulaire, le réticulum endoplasmique (RE), dont le rôle dans le contrôle de l’homéostasie protéique, calcique et lipidique est altéré dans les cellules cancéreuses.
    Ceci conduit à l’activation de voies de signalisation de stress spécifiques qui rendent les cellules cancéreuses non seulement plus résistantes aux traitements mais aussi capables de communiquer avec leur microenvironnement afin d’en tirer meilleur parti pour se développer encore plus rapidement. Un acteur majeur de cette voie de signalisation est la protéine IRE1.
    La compréhension de certains mécanismes associés au RE et en particulier à la protéine IRE1 a récemment permis d’une part de mieux caractériser les glioblastomes et d’en identifier des sous-types encore plus agressifs (Lhomond, 2018).
    De plus, ces études ont caractérisé IRE1 comme une nouvelle cible thérapeutique pour ces tumeurs. L’équipe PROSAC et ses collaborateurs nationaux et internationaux ont pu identifier de nouvelles drogues ciblant IRE1 qui sont actuellement dans des phases de tests précliniques et qui, à terme, pourraient entrer en phases cliniques.
    L’équipe PROSAC fait aussi partie de la REnnes brAin Cancer Team (REACT, www.rennesbraincancerteam.com) qui fédère les forces rennaises en neuro-oncologie.

  • Comparaison de différentes techniques d’analyse des mutations ESR1 dans le plasma de patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique.
    Comparaison de différentes techniques d’analyse des mutations ESR1 dans le plasma de patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique.

    Cette étude est dirigée par deux médecins du Centre Eugène Marquis : le Dr Véronique Quillien (biologiste) et le Dr Thibault de la Motte Rouge (oncologue).

    Les traitements de type hormonothérapie sont très utilisés chez les patientes ayant un cancer du sein hormonodépendant.
    Des résistances peuvent cependant apparaître, notamment via l’acquisition par les cellules tumorales de mutations au niveau du gène ESR1, le gène qui permet la production du récepteur à l’œstrogène.
    Celles-ci s’observent avec une fréquence relativement élevée (30%) chez les patientes au stade métastatique ayant reçu un traitement par des inhibiteurs d’aromatase. Leur mise en évidence pourrait apporter une aide précieuse aux cliniciens : en effet, en cas de mutation ESR1, il semble préférable de ne pas continuer un traitement par inhibiteur d’aromatase seul. Depuis quelques années, on a découvert qu’il était possible de détecter dans le sang du matériel génétique issu des cellules tumorales, notamment de l’ADN qui circule librement (cfDNA).
    Ce type d’approche, appelé biopsie liquide, est tout à fait adapté à la recherche des mutations ESR1 car il s’agit ici de suivre des patientes sous traitement et il est facilement concevable d’envisager plusieurs prises de sang lors d’un suivi, contrairement à la réalisation de plusieurs biopsies tumorales plus invasives. Les quantités de cfDNA étant faibles, leurs détections nécessitent d’utiliser des techniques très sensibles.

    Notre projet consiste à comparer plusieurs techniques d’analyse des mutations ESR1, en utilisant notamment la PCR* digitale, qui permet de détecter de très faibles quantités d’ADN. A l’issue de cette étude, nous proposerons, en routine, la meilleure technique pour la détection des mutations ESR1 pour la prise en charge des patientes.

    ACTUALITES 2019

    « Nous avons réalisés des prélèvement de sang et venons de commencer les extractions de l’ADN circulant, pour une soixantaine de patientes environ.
    Nous avons fait la mise au point pour analyser les mutations ESR1 par PCR digitale. Nous prévoyons, sur ce groupe de patiente, de comparer 3 techniques d’analyse : celle que nous avons développée, une technique qui est actuellement utilisée par une équipe à Rouen (les dosages seront effectués par leurs soins, avec un équipement différent du nôtre) et enfin une technique qui vient d’être développée par la société IDSOLUTIONS, avec qui nous avons un partenariat. Le projet est donc bien avancé.
    Nous développons, en parallèle, les analyses des mutations PIK3CA pour la même population de patientes. En effet, il a été montré très récemment que les patientes qui présentent ces mutations dans le sang répondent mieux à un traitement ciblé spécifique. Nous utiliserons donc la même cohorte de patientes pour valider notre tests « PIK3CA », qui devrait être utilisé prochainement pour des rendus de résultats. »
    Dr Véronique Quillien
    (biologiste au Centre Eugène Marquis)

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Pour les particuliers : Faire un don vous ouvre des droits à la réduction d’impôt égale à 66 % de leur montant (cf. article 200 du code général des impôts).
Ainsi soutenir le Centre Eugène Marquis à hauteur de de 50 € ne coûtera en réalité que 17 €.

Pour les entreprises : Faire un don vous ouvre des droits à la réduction d’impôt égale à 60% dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaire de l’entreprise (cf. article 238 bis du code général des impôts).

Ainsi soutenir le Centre Eugène Marquis à hauteur de de 50.000 € ne coûtera en réalité que 20.000 €.

 

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Les publications scientifiques

  • Utilisation du Sunitinib* comme traitement adjuvant pour les patients à risque élevé de récidive du carcinome des cellules rénales suite à une néphrectomie (l’ablation chirurgicale du rein).

    Publication médicale dans le New England Journal of Médecine – parmi les auteurs : le Dr Brigitte Laguerre.

    Chaque année, environ 300 000 personnes dans le monde sont diagnostiquées avec un carcinome** des cellules rénales, ce qui entraîne 129 000 décès. Le pronostic pour les patients atteints de carcinome rénal dépend du stade de la maladie et d’autres facteurs de risque.

    Bien que le pronostic pour les patients atteints de carcinome métastatique des cellules rénales s’est amélioré au cours de la dernière décennie, aucun traitement curatif n’est actuellement disponible. Plusieurs stratégies adjuvantes, y compris la thérapie par les cytokines***, la radiothérapie et l’hormonothérapie, ont été explorées pour diminuer le taux de rechute, mais aucune n’a été couronnée de succès.

    Cette étude évalue l’efficacité et la tolérance du Sunitinib face au placebo, dans la prévention de la récidive chez les patients opérés d’un carcinome rénal non métastatique, à risque élevé de récurrence de la maladie.

    Chez ces patients, la durée médiane de survie sans maladie était significativement plus longue dans le groupe sunitinib que dans le groupe placebo, avec cependant un taux plus élevé d’effets secondaires dans le groupe Sunitinib. Les données de survie globale ne sont pas encore disponibles.

    Ces résultats, bien qu’encourageants, ne sont pas suffisants pour modifier les pratiques actuelles. A savoir, il n’y a aucun traitement post-opératoire à proposer chez un patient qui vient d’être opéré d’un cancer du rein non métastatique.

    * Le Sunitinib est une petite molécule qui inhibe les tyrosines kinases et entraîne notamment un blocage de la croissance cellulaire, de la progression tumorale ou encore du développement des métastases.

    **Le carcinome est une tumeur cancéreuse maligne

    *** Les cytokines sont des substances synthétisées par les cellules du système immunitaire agissant sur d’autres cellules pour en réguler l’activité et la fonction.

  • Place du Regorafénib* chez les patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire en progression ou intolérant au Sorafenib**

    Publication médicale dans The Lancet – parmi les auteurs : le Dr Marc Pracht (Centre Eugène Marquis).

     

    Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est un des cancers primitif du foie les plus fréquent. C’est la 5ème

    cause de cancer dans le monde et la 2ème cause de mortalité par cancer. Il n’y a pas de traitements systémiques pour les patients atteints de carcinome hépatocellulaire dont la maladie progresse sous Sorafénib.

    Cette étude a cherché à évaluer l’efficacité et la sécurité du Regorafenib chez les patients atteints de CHC qui ont progressé pendant le traitement de Sorafénib.

    Cette étude de phase 3 a été réalisée dans 21 pays et sur 152 sites.

    L’étude a montré que le Regorafenib montre un avantage en survie par rapport à un placebo chez les patients progressant sous traitement de sorafénib. Les essais futurs devraient explorer des combinaisons de regorafenib avec d’autres agents systémiques.

    *Le Regorafénib est un agent oral qui inhibe de façon importante de multiples protéines à l’origine de la croissance tumorale. Il permet notamment de bloquer la prolifération des cellules tumorales.

    **Le Sorafenib est une petite molécule qui a la capacité de bloquer certaines protéines indispensables au développement des cancers du foie. Il a montré une augmentation importante de la survie par rapport à un placébo en 1ere ligne des carcinomes hépatocellulaires avancés.

  • Couverture du journal Chemical Communications pour les travaux d’un chercheur du Centre Eugène Marquis

    Publication scientifique dans le Chemical Communications – parmi les auteurs : Nicolas LEPAREUR.

     

    Le DOTA est une molécule très utilisée pour attacher un radionucléide métallique* à un agent de ciblage des cellules tumorales (peptide, anticorps,…) en médecine nucléaire (par ex : 68Ga/177Lu-DOTA-NOC en imagerie pour la thérapie des tumeurs neuroendocrines ou 90Y-DOTA-Rituximab pour la thérapie des lymphomes non-hodgkiniens), ou comme agent de contraste en IRM avec du gadolinium (Dotarem™).

    Des travaux de recherche menés par Nicolas Lepareur, radiochimiste au sein de la Radiopharmacie du Centre Eugène Marquis, en partenariat avec l’Université de Brest et la société Guerbet, leader français de l’imagerie médicale, ont permis de mettre au point une nouvelle famille de molécules permettant de complexer l’yttrium-90, un des radioisotopes les plus utilisés actuellement en médecine nucléaire à visée thérapeutique (radiothérapie métabolique).

    Ces travaux ont également démontré, pour la première fois, l’influence de la symétrie de la molécule sur la stabilité du radiotraceur, c’est-à-dire sa capacité à rester fixé sur la tumeur, préservant ainsi les tissus sains.

    Nous avons ainsi montré que le radiotraceur dissymétrique était plus facilement préparé et se révélait beaucoup plus stable que son équivalent symétrique. Il est également plus stable que l’90Y-DOTA et préparé dans des conditions plus douces (température et temps de réaction inférieurs).

    Ces résultats ont été jugés suffisamment novateurs par la Royal Society of Chemistry pour faire la couverture du journal.

    *Un radionucléide métallique est un métal émetteur de rayonnements radioactifs, dont le plus connu est le technétium-99m (99mTc) utilisé routinièrement en scintigraphie.