Radiothérapie

Le Centre Eugène Marquis vous accompagne tout au long de votre prise en charge. Votre prise en charge va se dérouler en plusieurs étapes consécutives. Des informations vous seront données, n’hésitez pas poser des questions, l’équipe médicale et para-médicale est à votre écoute pour répondre à vos interrogations et à vos attentes.

Généralité

Plus de la moitié des patients atteints d’un cancer sont traités par radiothérapie à une étape de leur parcours de soin. Ainsi, en France, chaque année, plus de 175 000 patients bénéficient d’une radiothérapie.

La radiothérapie (comme la chirurgie) est un traitement local du cancer : elle cible les cellules cancéreuses dans l’organe atteint et / ou les ganglions. Elle utilise des rayonnements ionisants pour détruire les cellules cancéreuses, en les empêchant de se multiplier. Ces rayonnements sont dirigés de façon précise sur la zone à traiter, en préservant au mieux les tissus sains avoisinants (organes à risque). L’équipe de radiothérapie collabore étroitement avec l’équipe de Physique médicale afin de contrôler le débit de dose et pour des raisons de radioprotection.

En 2016, le service a pris en charge :

En radiothérapie externe, 2200 patients, soit 35998 séances

  • 35 enfants, soit 767 séances.
  • 340 patients ont bénéficié d’une irradiation au Cyberknife, soit 1497 séances.

En curiethérapie :

  • A haut débit de dose : 49 patients, soit 143 séances.
  • A débit pulsée : 25 patients.
  • Prostatique par implants permanents : 25 patients.
  • L’activité de radiothérapie est en augmentation constante :

2018 patients traités en 2016 contre 1613 en 2013

Parallèlement, 8270 consultations (anciens et nouveaux patients) ont été réalisées par l’équipe médicale.

Place de la radiothérapie

La radiothérapie peut être utilisée seule (radiothérapie exclusive), ou en association avec une chirurgie ou un traitement médicamenteux (chimiothérapie, hormonothérapie ou thérapie ciblée).

On parle :

  • De radiothérapie néoadjuvante (ou préopératoire), si elle est réalisée avant la chirurgie. Ses objectifs sont alors de diminuer la taille de la tumeur, faciliter l’intervention et/ou limiter le risque de récidive.
  • De radiothérapie adjuvante (ou postopératoire), lorsqu’elle est effectuée après la chirurgie. Elle détruit, alors, les éventuelles cellules cancéreuses résiduelles pour diminuer le risque de récidive locale.

Consultation

La première étape associe une consultation avec le radiothérapeute, un éventuel complément de bilan et la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Votre médecin ne décide pas seul du traitement à vous proposer. Votre dossier sera discuté dans le cadre d’une réunion de concertation pluridisciplinaire. Elle rassemble des médecins d’au moins trois spécialités différentes (chirurgien, oncologue médical, oncologue radiothérapeute, et spécialiste de l’organe concerné, pathologiste, etc.). Selon votre situation, et en s’appuyant sur des référentiels, ces professionnels proposent une prise en charge thérapeutique.

Le médecin vous informera des modalités de l’irradiation, de ces éventuels effets secondaires. Il pourra vous remettre un Plan Personnalisé de Soins.

Les radiothérapies

  • Irradiation Corporelle Totale (ICT)

    Elle consiste en une radiothérapie de l’ensemble du corps utilisée dans le cadre d’hémopathies en association avec la chimiothérapie avant greffe. Cette technique est donc utilisée en que traitement préparatoire pour une transplantation de moelle.

  • Irradiation sous asservissement respiratoire

    Les organes situés au niveau du thorax sont soumis aux mouvements respiratoires. Plus les mouvements liés à la respiration sont importants, plus le volume à traiter est grand et plus le volume de tissus sains irradiés est important. Cette technique est notamment utilisée pour certaines patientes ayant un cancer du sein gauche, ainsi, le cœur est éloigné de la tumeur lors de l’irradiation.

    La radiothérapie asservie à la respiration permet d’adapter au mieux les faisceaux d’irradiation au volume cible et de mieux protéger certains organes sains.

    L’irradiation n’intervient que lors d’une phase de blocage respiratoire. Le patient peut, ainsi, après un apprentissage être acteur de son traitement.

  • Radiothérapie stéréotaxique

    La radiothérapie stéréotaxique peut être intracrânienne et extracrânienne.

    Il s’agit d’une irradiation de très haute précision utilisant des microfaisceaux convergents sur le volume à traiter. Elle permet d’irradier à haute dose de très petits volumes. Elle est couplée à des systèmes d’imagerie de très haute précision.

    Elle permet de traiter en particulier certaines lésions cérébrales, pulmonaires ou hépatiques.

    Cette irradiation peut être réalisée en une séance ou plusieurs séances (en général 3 à 6).

    Au Centre Eugène Marquis, les techniques de stéréotaxie sont pratiquées sur deux appareils de traitement : le Cyberknife® et le Versa HD®.

  • Radiothérapie pédiatrique

    Le département de radiothérapie du Centre Eugène Marquis est le centre de référence régional pour l’irradiation des lésions tumorales des enfants.

    Cette activité est coordonnée dans le cadre du réseau régional de cancérologie pédiatrique basé dans le service d’onco-hématologie de l’hôpital Sud à Rennes.

    35 à 40 enfants sont traités par an dans le service de radiothérapie du centre E Marquis. Les âges s’échelonnent de 1 à 17 ans, l’âge moyen étant de 11 ans. Les cancers du cerveau, les leucémies, les tumeurs osseuses, les sarcomes et la maladie de Hodgkin, totalisent 80 % des pathologies irradiées.

    Les traitements sont décidés après concertation entre experts régionaux par vidéoconférence hebdomadaire.

    La radiothérapie est en pédiatrie une indication rare, avec 800 à 900 enfants pris en charge par an en France. Elle nécessite des équipements dédiés, des locaux, du temps et une formation spécifique. En France, en 2015, 17 centres étaient accrédités pour cette activité.

  • Irradiation avec modulation d'intensité

    Depuis 2003, le Centre Eugène Marquis propose une technique de traitement nommée radiothérapie conformationnelle par modulation d’intensité (RCMI). Cette technique permet d’obtenir un très haut niveau de conformation de la dose au volume à traiter. Cela permet d’augmenter la dose au volume cible pour améliorer le contrôle local de la maladie tout en diminuant la doses aux tissus sains environnants pour diminuer les effets secondaires.

    Depuis 2009, la technique Volumétrique par ArcThérapie (VMAT) est également proposée. Il s’agit d’une évolution de la RCMI combinant:

    La rotation continue du bras de l’accélérateur autour du patient ;
    La fluctuation du débit de dose en temps réel ;
    La modification en temps réel de la forme du faisceau en fonction des organes présents sur le parcours du rayonnement.
    L’intérêt de cette technique par rapport à la RCMI est principalement un gain de temps lors de l’irradiation, limitant ainsi le risque de mobilité du patient et / ou des structures internes.

  • Radiothérapie guidée par l'image

    Elle permet de contrôler la bonne position de la cible tumorale lors du traitement par une acquisition d’images en cours d’irradiation. Elle est justifiée par les variations de l’anatomie et du positionnement en cours d’irradiation.

    Un système d’imagerie est intégré à l’accélérateur et contrôle la position de la zone cible.

    Selon les situations cliniques, 3 modalités peuvent être utilisées pour repérer la zone à traiter :
    Des clichés radiologiques qui repèrent les structures osseuses entourant la zone.
    L’implantation de repères (fiduciaires) dans la « cible » (prostate, foie, poumon)
    Une imagerie de type scanographique (CBCT) embarquée sur l’accélérateur qui repére la zone à irradier en 3 dimensions, comme pourrait le faire un scanner.

Notre équipe

Dr-Benchalal

Dr BENCHALAL Mohamed Radiothérapeute

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Dr CASTELLI

Dr CASTELLI Joël Médecin Radiothérapeute

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Dr CHAJON

Dr CHAJON Enrique Médecin Radiothérapeute

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Dr de CREVOISIER

Pr DE CREVOISIER Renaud Médecin Radiothérapeute

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GNEP Khemara

Dr GNEP Khemara Médecin Radiothérapeute

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Dr LECOUILLARD

Dr LECOUILLARD Isabelle Médecin Radiothérapeute

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Dr LESEUR

Dr LESEUR Julie Médecin Radiothérapeute

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Dr NOUHAUD

Dr NOUHAUD Elodie Médecin Radiothérapeute

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Dr WILLIAUME

Dr WILLIAUME Danièle Médecin Radiothérapeute

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FAQ

  • Pouvez-vous continuer à travailler pendant le traitement ?
    Certains patients souhaitent maintenir leur activité professionnelle pendant la radiothérapie, d’autres l’interrompent et reprennent après la fin du traitement. Cela dépend de la façon dont le traitement se déroule, de votre état physique, de votre profession et de vos préférences. Quand cela est possible, l’équipe soignante fait le maximum pour adapter les horaires des soins afin que vous puissiez poursuivre votre activité.
  • Combien de temps dure la séance ?
    Une séance dure environ 10 à 15 minutes lors de traitements classiques. Parfois la séance peut durer jusqu’à 1h lorsque la mise en place est complexe avec la nécessité de réaliser de l’imagerie avant et/ou pendant le traitement.
  • Est-ce que les horaires sont respectées ?
    Des retards de quelques minutes peuvent arriver. Le plus souvent ils sont dus à de courtes pannes de la machine. Lors de pannes plus importantes, un manipulateur vous contactera pour repousser voir annuler votre séance. Si vous êtes en retard pour votre séance, vous pouvez appeler au poste du traitement pour prévenir les manipulateurs. Le numéro est noté sur votre carton de rendez-vous.
  • Est-ce que je vais être fatigué ?
    Pour certaines localisations l’apparition des effets secondaires peut entrainer une fatigue plus ou moins importante. De même, la contrainte des déplacements quotidiens peut également être fatiguant. Pour limiter cette fatigue, vous pouvez modifier votre rythme de vie si vous en ressentez le besoin (sieste, baisse de l’activité).
  • Dois-je suivre un régime spécifique ?
    Votre alimentation doit rester aussi complète et équilibrée que possible. Cependant, dans certains cas, on pourra vous demander de modifier vos habitudes alimentaires. Vous pourrez être mis en relation avec la diététicienne si nécessaire. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun avant la séance sauf si on vous l’a signalé.
  • La radiothérapie fait-elle tomber les cheveux ?
    Au contraire de la chimiothérapie, la radiothérapie est un traitement localisé. La perte de cheveux ne concerne que les patients traités au niveau de la tête.
  • Dois-je fermer les yeux pendant la séance ?
    Non. Vous pouvez au choix fermer les yeux ou les garder ouverts.
  • Pouvez-vous partir en vacances ?
    Oui, si la radiothérapie est terminée. En cas de déplacements ou d’évènements familiaux déjà programmés, parlez-en avec votre médecin pour organiser au mieux les séances de radiothérapie.
  • Est-ce que je revois le médecin à la fin du traitement ?
    La secrétaire médicale vous remettra une convocation pour une consultation de bilan avec votre médecin référent. Dans d’autres cas vous recevrez cette convocation par courrier à votre domicile. La consultation a lieu généralement un mois et demi après la fin des séances pour laisser le temps au traitement d’agir.
  • Peut-on aller à la piscine pendant le traitement ?
    Les médecins recommandent de ne pas aller à la piscine pendant le traitement à cause de la présence de chlore dans l’eau.
  • Puis-je m’exposer au soleil ?
    On vous demandera de ne pas exposer la région traitée au soleil. Cela pourrait majorer les effets secondaires cutanés (effet de coup de soleil).
  • Suis-je dangereux pour mon entourage ?
    Non. Une fois la séance terminée vous n’êtes pas irradiant pour le personnel, ni pour votre entourage.
  • Vais-je avoir mal ?
    Non. Les rayons sont indolores. Par contre des douleurs peuvent être provoquées lors de votre mobilisation sur la table de traitement. N’hésitez pas à le signaler. Dans certains cas une prémédication peut être mise en place par le médecin.
  • Ai-je le droit de conduire ?
    Dans la majorité des cas, vous n’avez pas de contre-indication à la conduite, sauf si le médecin vous le recommande.
  • Pouvez-vous prendre vos médicaments habituels ?
    Il est important que vous informiez votre médecin des autres traitements éventuels en cours.